Cameroun(Le présent billet a été publié dans une autre site à titre de collaboration)

Cameroun, Kamerun, Cameroon, mon beau et cher pays, Afrique en miniature a-t-on coutume de dire !

Le Mboa appellation nationale, regorge de pluralité. Sur le plan linguistique, le Cameroun compte près de 270 unités linguistiques, langues officielles française et anglaise comprises. Enorme dira-t-on, mais voilà ce qui fait l’une de ses particularités.

Dans ce cher pays à l’aspect triangulaire, nous avons deux grandes principales villes l’une dite capitale politique et l’autre capitale économique.

La capitale politique, la nommée YAOUNDE tire son nom de la présence de la quasi-totalité d’institutions admiratives, partant des ministères aux différentes représentations diplomatiques. Mieux encore, Yaoundé abrite notre Elysée, notre Maison blanche : le Palais de l’Unité, demeure de celui qui est à la tête de l’Etat voilà 30 ans déjà, le Nkukuma, le Chef de l’Etat de la République du Cameroun.

On se reconnaît être dans la capitale politique grâce à notre drapeau tricolore Vert-Rouge-Jaune, hissé au sommet du Palais de l’unité j’ai baptisé : « La Tour Eiffel camerounaise ». J’aime cette vue, notamment à l’entré de la ville en partance de Douala.

Du point de vue interurbain, Yaoundé fait le distinguo par la qualité des voies de circulation, les principaux axes, la précision vaut son pesant d’or, l’Echangeur simplifié fait sa fierté, pourquoi simplifié, va savoir !

Feux de signalisation à presque tous les carrefours et respectés par tous les automobilistes, quel mérite ! Climat assez favorable quoi que capricieux ces derniers jours, qui oscille assez rapidement du chaud caniculaire au froid hivernale.

Yaoundé, notre chère capitale politique connaît et souffre malheureusement d’une grave et criarde pénurie d’eau, comme riposte à ce mal : Un mur de silence de la part de ceux qui gèrent ce pays. Si le mal était enduré par tous, la pilule serait moins amère, que nenni ! une inégalité de plus pour les personnes ayant les mêmes droits !

Tout proche de notre capitale politique se trouve la capitale économique, DOUALA la belle, belle surtout de nuit, car de jour…Elle se fait appeler la ville des affaires, du business. La présence d’un port autonome, le fameux PAD entendez : Port autonome de Douala en est la principale cause. Toutes les marchandises qui transitent par mer passent par Douala via le PAD.

Les habitants de cette ville passent pour des rebelles, des s’en fous, des voyous à la limite, mais bon « Nous voici donc à Douala ». On reconnaît être dans cette ville par la présence d’une pléthore d’engins motorisés, appelés « Moto-taxis » ou « Bend skin », traduction littérale : « Dos courbé ». Oui, ici elles font la pluie et le beau temps. Aucun respect du code de la route, même s’il est vrai que le nom respect est l’apanage de tous les automobilistes, les feux de signalisation n’ont pas leur place, obligé de positionner un agent de la police pour réglementer la circulation ; pour une fois qu’ils peuvent servir, faut pas hésiter. Et lorsque vous dites à un moto-taximan : « mais mon frère, le feu est rouge ! », « Aka ! », entendez « Au diable !». S’adressant à un simple automobiliste il vous répondra : « nous sommes à Douala hein », pour le plus poli, ou une réponse du genre  « et alors… ? », fin du débat !

Pour revenir à nos « Moto-taxis », elles sont attroupées dans tous les coins de rue, occupant de façon anarchique les trottoirs, tous aussi mal poli les uns que les autres, pas moyen de leur faire la morale, et au moindre incident entre l’un et un automobiliste, toutes s’agglutinent autour du véhicule…vous avez dit solidarité professionnelle !!! Je commence à croire qu’ils vont tous à la même école de formation car c’est même pipe, même tabac.

Il ne se passe un jour sans décompter un accident de moto, d’où l’existence d’un pavillon traumatologique « Bend Skin » dans un centre hospitalier de renom de la ville, nom attribué à cause du trop grand nombre d’accidentés par moto qu’il reçoit.

Douala est également la ville de la joie, la joie de vivre, c’est le propre de Douala, avec ses milles et une boîtes de nuit, ses snacks et débits de boissons, y compris les incontournables bars. Oui tu veux te faire un max de tunes ? La formulation est simple : dégotter un bon emplacement, populaire de préférence, à l’instar des alentours estudiantins, installez-y votre snack ou débit de boisson et le tour est joué et bonjour les nuisances sonores !

Du point de vue climatique, Douala est ville chaude, une chaleur qui ne dit pas son nom. Aussi, le commerce des ventilateurs et des climatiseurs pour les nantis est très rentable. Pas un domicile sans l’un de ces équipements électroménagers.

En parallèle à ces deux villes, nous avons la citée balnéaire, j’ai nommé KRIBI !  Cette dernière se particularise par ses plages, les unes aussi différentes que les autres. Même si elles ne sont certes pas du même outremer que celles des plages européennes, elles n’en sont pas moins des plages, nos plages à nous. Kribi est la ville par excellence de la présence de touristes étrangers…

De l’autre côté, bien à l’opposée se trouve Bafoussam, principale ville de l’Ouest du Cameroun,  Bafoussam avec sa terre rouge, Bafoussam avec ses chaînes montagneuses, Bafoussam et son climat hivernal. Même lorsque dame soleil distille ses rayons, le climat reste glacial.

Sur le plan linguistique, nous avons des langues nationales à connotation dominante qui se stigmatisent par des clichés découlant des habitudes comportementales de leurs locuteurs natifs. Aussi dira-t-on, les Douala, locuteurs natifs de la langue douala sont des vantards, baratineurs, tout dans le parler, rien dans la tête et les poches. Les natifs de l’Ouest, les bamiléké excellents commerçants, ils aiment l’argent. Les natifs du Centre, tout dans la boisson, excellents vendeurs de terrain. Les nordistes,  péjorativement appelés, les « bœufs ou moutons » à cause de leur penchant pour l’élevage. Les bassa, ethnie querelleuses, il est dit que l’homme bassa traîne toujours avec lui un timbre, prompt à porter plainte. Les ressortissants de la zone anglophone ou « angl-fool » et pour traduction française « anglofou », à cause de leur réflexion ou attitude très souvent un peu à côté de la plaque. Cerise sur le gâteau, l’élégance, la beauté, la noblesse appartiennent à une seule ethnie : l’homme du grand Mbam, même s’il craint la tortue, mais là, c’est un autre débat. Dans l’attente qu’il soit mis sur papier, je vous souhaite la bienvenue au Mboa !

 @ Très vite !