Deuil

Certes il n’est jamais très aisé de perdre un être, même lorsqu’il s’agit de son pire ennemi, ma foi, une vague de tristesse nous envahis, autant lui souhaiter tous les pires maux qui existent et non être mort et bien enterré, du moins en apparence.

Néanmoins, je reste très perplexe par tout ce qui entoure les cérémonies mortuaires. D’ordinaire chez nous, dans mon pays, je ne connais l’historique du phénomène, mais en parallèle aux préparatifs de la cérémonie funèbre, une activité commerciale oh bien rentable s’y déroule.

Je m’explique : il est très souvent tenues des réunions, afin des rencontres entre membres de la famille éprouvée en prélude aux obsèques, au cours desquelles les tâches et autres sont assignées. Mais, pendant que d’aucun cogite sur les sous à décaisser, d’autre cogite sur les sous grappiller. La tactique est simple. Une (c’est généralement les femmes) va se porter garante pour le(s)tissus pagne(s), une autre pour les tee-shirts avec l’effigie du défunt, à côté, une se déclare pour les foulards, plus loin, un autre pour les macarons etc.

Jusqu’ici tout est normal me direz-vous, voilà où l’histoire devient intéressante : Prenons le seul cas des tissus pagnes, pour l’organisation des obsèques d’un papi, grand-père selon votre préférence. On aura droit au tissu des enfants du défunt, au tissu des frères et sœurs, à celui des petit (e)s-fils, et des arrières petit(e)s-fils…soit au total quatre variétés de tissus tous destinés à la vente et pas à moindre prix. Eh oui, notre transitaire (c’est ainsi que je les qualifie) est à même de revendre sa marchandise au prix d’achat multiplié par deux.

Alors, du moment où personne ne veut être à la traîne, c’est juteux pour les affaires. Sans toute fois oublié qu’il y’en a qui par quel sort se retrouve en même temps, enfants, frères/sœurs, petit(e)s-fils et arrières petit(e)s-fils.

Et faut le dire, au sein de chaque famille les personnes expertes en la matière sont connues, du coup au risque de recevoir une foudre de sort maléfiques, en cas de malheur, César rentre tout simplement dans ses droits.

Les amis, je vous assure, parfois j’aimerai pourvoir être dans la peau de ces personnes, notamment à la fin des obsèques à compter le butin et à souhaiter un peu honteux, vivement le prochain décès….

J’en ris car, tout de go, je pense à un certain type de métier : croque-mort, fabricant de cercueil…est ce que vous vous rendez compte que la survie de ces professionnels est tributaire de la disparition des autres ?

Comme quoi le malheur des uns fait le bonheur des autres !

@ très vite !